À Lausanne, l'essentiel se joue dehors. La ville est bâtie sur des pentes entre le lac Léman et la colline de la Cité, et son centre historique tient dans un périmètre qu'on traverse à pied en une heure. Places, escaliers, parvis, parcs et points de vue : tout cela est public, et c'est précisément là que se trouve le caractère de la ville. Voici ce qu'on peut voir sans payer, dans l'ordre où on l'enchaîne.
Le centre : la Palud, puis la montée vers la Cité
Commencez par la Place de la Palud, entourée de façades et dominée par l'Hôtel de Ville. Deux choses à regarder : la Fontaine de la Justice, au milieu de la place, et l'horloge animée de l'Hôtel de Ville, dont les personnages se mettent en mouvement à l'heure pile. C'est le genre de détail qu'on rate si on ne sait pas à quel moment lever les yeux.

De la place, les Escaliers du Marché — un escalier de bois couvert — montent vers la Cité. C'est la façon la plus directe et la plus lausannoise de gagner de la hauteur, et c'est aussi la démonstration la plus claire du relief de la ville.
En haut se dresse la Cathédrale de Lausanne, édifice gothique reconnaissable à sa grande rosace. Un guet annonce encore les heures depuis la tour. Le parvis et les abords ne coûtent rien, et c'est de là qu'on obtient la vue sur les toits et, plus bas, sur le lac.
Les vues et les parcs, tous publics
L'Esplanade de Montbenon offre l'un des dégagements les plus larges de la ville sur le Léman et les Alpes, avec le bâtiment du Casino de Montbenon en arrière-plan. C'est un parc : on s'y assied sans rien consommer.
Un peu à l'écart, le Parc de la Légende est l'arrêt que la plupart des visiteurs ne trouvent pas. Petit parc urbain avec des sculptures et des coins tranquilles, il n'apparaît sur aucune liste de « choses à voir » — c'est pour cela qu'il figure sur le parcours.

Ce qui est payant, et comment le contourner
Autant le dire : les musées, eux, se paient. Le Palais de Rumine, place de la Riponne, abrite plusieurs musées cantonaux et une bibliothèque ; sa façade néo-Renaissance, offerte à la ville par Gabriel de Rumine, se regarde depuis la place sans billet. Même logique au Musée historique de Lausanne, au musée cantonal des Beaux-Arts et au MUDAC : l'extérieur et le quartier ne coûtent rien, l'entrée oui. Les tarifs changent, vérifiez-les sur place.
Enchaîner tout cela sans se perdre
Le problème d'une visite gratuite n'est pas l'argent, c'est l'ordre : à Lausanne, une erreur d'itinéraire se paie en montée. Le parcours autoguidé de CityWalkGems relie ces étapes dans l'ordre où elles s'enchaînent à pied, du Palais de Rumine à la cathédrale, puis vers Montbenon et le Parc de la Légende, avec une question à chaque arrêt.
Deux précautions : prévoyez des chaussures pour les pavés et les escaliers, et comptez le relief dans votre horaire. La distance sur la carte ne dit rien de la dénivellation.

